Il y en a de ces souvenirs qui restent gravés. Et parfois, ce sont juste de tous petits moments d’apparence très futiles.
Milieu des années 90, sortie d’école, je suis dans la voiture avec mes parents à midi en train de rentrer déjeuner. Je me rappelle exactement de l’endroit : on était arrêtés au feu rouge à côté de la CNSS du boulevard Mohamed V.
À notre gauche, un homme avec son fils sur une 103, une bouteille de Coca plastique de 2L attachée à l’arrière. Ils souriaient tous les deux à pleines dents, tu lisais le bonheur sur leurs visages. Derrière eux, un homme dans une jolie voiture, tirait la gueule.

Il est clair qu’un minimum d’argent est nécessaire pour assurer sa dignité, que très nombreux sont les gens qui souffrent par manque de moyens. Mais ce jour-là, scoop du siècle, j’ai réalisé que l’homme heureux n’était pas le plus riche des deux.
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