La fête de la femme

Je n’ai jamais profité de cette journée pour vous faire subir un monologue sur les droits des femmes, mais aujourd’hui, j’ai décidé que vous avez suffisamment eu de répit.

Mis à part le fait que ce 8 mars commence à virer à la sauce Saint-Valentin bis, ça m’attriste profondément que les droits de la femme soient réduits à la “liberté de s’habiller et se comporter comme elle veut”. Je trouve ça stupide. Reposez les boucliers et les machettes un instant.

Abordons la question par contraposition, est-ce qu’un homme peut porter n’importe quoi sans porter atteinte à son image professionnelle, sa crédibilité, son rôle dans la société ? Peut-il se pointer en jupe chez son client, en débardeur rose au boulot ? Est-il même toléré à l’homme de céder à ses émotions et fondre en larmes après s’être fait remonter les bretelles par son patron ? Non. A-t-on là un signe de la misandrie profonde des sociétés dans lesquelles on vit, dictant aux hommes ce qu’ils devraient porter et comment ils devraient se comporter ? Très peu d’hommes confirmeront.

Les normes sociales sont arbitraires certes, parfois archaïques nécessitant un changement (parfois clairement réductrices pour les femmes, on est d’accord), mais l’essentiel de ces normes constituent le ciment des sociétés. Je ne vois personnellement pas de mal à ce que la société attende de moi un comportement spécifique, différent de celui des femmes, verbalement, gestuellement, vestimentairement, qu’elle attende de moi que je sois galant et que j’aie une voix plus grave. Même du point de vue interpersonnel/relationnel, nous autres hétérosexuels apprécions de voir cette différence. Le plus grand mal est ailleurs !

Quand mon cerveau lit droits des femmes il entend autre chose que des sordides questions de voile, de longues de jupes et d’épilation d’aisselles. Pour moi, les droits des femmes, c’est notamment le droit d’une femme à :

  • avoir les mêmes rêves et ambitions que leurs frères, pouvoir rêver d’être la prochaine médaille Fields ou le prochain chef du gouvernement sans conditionnement
  • avoir ses propres opinions, les challenger, les affiner et avoir la même légitimité en les partageant, voire en les imposant au sein d’un processus démocratique
  • être considérée avant tout sur la base de ses compétences et ses connaissances au sein de la société et non comme la petite nenette à entuber

Oui, nos concitoyens sont souvent très loin d’être un exemple en matière de “c’est pas mes oignons”. Mais, quand je vois des nanas crier au droit des femmes face à l’intolérance du “sous-peuple” au minishort tout en prônant auprès de leurs filles un modèle où il faut réussir à se trouver un mec friqué plutôt que de devenir un membre épanoui et source de valeur ajoutée à la société… je suis juste dégoûté.

PS : pour éviter tout raccourci, personnellement, je me fous royalement de ce que vous portez 🙂

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