Gilad Shalit.

Un prénom, un nom. Deux mots comme argument de taille pour prouver ce point.

Qui en Europe ne connaît pas ce nom et le visage qui y est associé ? Un soldat israélien qui a été fait prisonnier de guerre, logé, nourri, soigné.

Le plus mignon dans l’histoire, c’est que tu voyais une déferlante médiatique monstre en France pour dénoncer l’emprisonnement d’un citoyen français engagé dans une organisation militaire terroriste dans un état défini par une appartenance religieuse responsable de plusieurs crimes contre l’humanité, par le pays même qu’il a été agresser (sounds familiar).

Gilad Shalit, Gilad Shalit, Gilad Shalit. On a tellement entendu son nom et vu son visage qu’on a envie de lui envoyer des bouquets de fleurs et raser cette saloperie de race palestinienne de la surface de la Terre.

Ce matin, devant mon petit déjeuner qui promettait d’être exquis, j’entends France 24 (certainement gênés par le fait que le gouvernement israélien ait officiellement dénoncé un acte terroriste) couvrir une manifestation à Tel Aviv (la manif en soi est très louable, mais bon sang, l’info la plus importante est le crime !) suite au “décès d’un nouveau-né lors d’un incendie provoqué par des colons” (probablement une soirée calumet de la paix qui a mal tourné). Ils évoquent aussi en éclair la mort de deux jeunes lors des manifestations palestiniennes (sans préciser que ce sont deux mineurs de 14 et 17 ans assassinés par l’armée).

Conclusion, si Bertrand, ton collègue de bureau, éprouve plus de sympathie pour un terroriste armé jusqu’aux dents que pour des enfants zigouillés par des illuminés, ce n’est pas vraiment sa faute. Il n’a pas eu la chance d’avoir ton QI et pouvoir résister à cette bonne petite dose d’hypnose médiatique. De prime abord, on a l’impression que l’information est neutre, sans différenciation, mais ce sont des détails qui prouvent un déséquilibre astronomique.

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